Les travaux entrepris ont été généraux, du sol au plafond, chaque centimètre carré a été revu pour rendre ce lieu de vie le plus fonctionnel possible ainsi qu’à l’image des futurs usagers. Dès l’entrée où les murs sont enveloppés de paille japonaise, notre regard se porte sur l’ébrasement du passage vers le salon plaqué de miroir doré faisant disparaître l’épaisseur du mur de refend. Sur notre droite, une salle de douche et le dressing, baigné de lumière du matin, dissimulant une buanderie avec les commodités nécessaires. Sur notre gauche, la chambre cabine, minimale et pour autant efficace, avec des rangements valises logés au-dessus du plafond de l’entrée et recouverte d’un papier peint panoramique abstrait créant un décor évanescent faisant oublier ses petites dimensions. Face à nous le passage de miroir, puis le salon, la table à manger faisant office de bureau et la cuisine. Un espace traité dans son entièreté pour ne pas interrompre chacune des fonctions. Dans la cuisine, un passage de lumière naturelle se fait par une ouverture en verre flûte vers le dressing, gardant l’intimité de la salle d’eau. Un miroir en fond de crédence ouvre le regard vers la lumière de la rue.
Le style de décoration de l’appartement reste à l’image du bâtiment et de sa période de construction des années 1930, avec une reprise de la corniche en plâtre du salon à créneaux, le dessin d’un soubassement plus détaillé en laque et également d’un travail de plafond courbe descendant vers la table à manger elle-même en granit reprenant un plein cintre de 180 cm de diamètre, hors échelle. Cette table devient multifonctionnelle avec une partie bureau, une autre table à manger et servant de continuité au plan de travail de la cuisine si besoin.